lundi 23 décembre 2013

La "rétro" 2013

En début d'année, je m'étais donné comme objectif un trimestre maximum avant de revenir vers vous. J'espérai le faire en ayant à vous narrer de belles performances en MTT online. Il était question d'éventuels print écran à publier à l'occasion de victoires, de places de runner-up, ou de jolies TF. Il n'en fut rien.

J'ai effectivement joué de manière assidue en MTT online à l'entame de la "saison" 2013 durant 2 mois et demi. Plus précisément jusqu'au 13 mars 2013. Merci au traceur poker bien connu de me permettre une telle précision !

Bilan : 206 parties et aucune performance notoire. A noter, que j'ai joué un certain nombre de SnG HU dans cet échantillon (environ 50 %) pour un bilan BE en SnG et EV- en MTT online.

Le reste de l'année sera très calme avec seulement 26 MTT online supplémentaires au compteur (du 13 mars au 20 novembre 2013) sans l'ombre du début du commencement de la moindre performance.

Il faudra attendre le dernier MTT online achevé de l'année (le 18 décembre 2013) pour que je connaisse enfin une jolie performance en terminant 3éme sur 1 063 joueurs du "KILL THE FISH", un MTT online KO à 5 € de BI sur W.fr (bénéfice net 365 €).

Cette performance aurait pu faire l'objet d'un PE égotique, mais comme nous sommes en fin d'année, j'ai préféré intégrer l'information dans cet article bilan, unique en son genre this year. Mon année 2013 "MTT online" s'achève donc sur une bonne note, mais demeure EV - avec un bilan de - 175 € sur les 270 parties disputées.
D'autre part, pour la première fois depuis que j'ai débuté en poker de tournoi "live" (février 2007), je n'ai pas disputé une seule partie de l'année. Bilan break even donc (ahah ah) !

Niveau "ACP" (activité de poker associatif en qualité d'expatrié), c'est le calme plat avec seulement 2 ou 3 parties disputées au premier trimestre 2013.

Non, l'originalité de l'année se situe au niveau de ma pratique en cash game qui fut réduite mais intense.

Niveau online, j'ai joué 3 K hands en juillet dernier à l'occasion de quelques sessions nocturnes disputées pour me changer les idées, car j'avais eu du mal à trouver le sommeil en raison d'un ennui de santé familial. J'avais choisi la NL 50 5 max sur W.fr (mode monotabling) pour m'exprimer et j'y ai  gagné 5 caves. C'est sympa de "run like Jésus" à ces limites. Bilan : + 250 €.

Retour de bâton immédiat et cocasse le mois suivant, à l'occasion d'une sortie "live" fin août en cash game au Casino de Royat. J'arrive à minuit, demande si je peux jouer, une place est libre, je m'installe et 4 mains plus tard, je me lève, ma session est terminée. J'ai perdu 250 €. Vlan dans les dents ! 

Installé à une 2/4 (la "100" live) avec 250 € devant moi soit 62,50 BB, j'ouvre une paire de 3 au CO après avoir foldé mes 3 premières mains.

UTG pose une option pour 8 €. Nous sommes 7 à la payer.Le flop s'ouvre : Q23 (tout à cœur).

UTG ouvre à 48 €, payé une fois, 2 fold ensuite, je  me contente de payer et là le BU envoie une  à 150 €, étonnamment un joueur dans les blinds se contente de payer. L'OR (open raiser) fold, ainsi que le premier FC (flat caller).

Ici, la situation est assez simple, vu l'action et la texture du flop, je place le BU sur la couleur (max ?) et réfléchit un instant à fold mon brelan. Oui mais la cote mathématique étant démente, je me l'interdit.

Je pars donc "ALL IN" et suis évidemment call par le BU et également par le blinder (quelle CS) qui abandonnera à la turn sur un anodin T, à la suite d'une nouvelle salve du BU.

Show down. A8s cœur pour le BU qui a bien flopé la flush max. Je suis derrière mais le pot est juteux (876 €).Rake prélevé, 10 cartes à la river peuvent tout de me permettre de gagner ce pot pour un bénéfice net esconté de 597 €.

Oui, mais non, un blank (5 de trèfle)  apparait à la river et je dois abonné l'idée d'avoir la possibilité de ravager la table avec un tapis de 210 BB. Je me lève donc et prend congés de mes "bref" collègues de gamble.

Avant de partir du casino, je glisse tout de même un petit billet de 20 € dans un bandit manchot relié à un jack pot national du groupe Partouche. Ce dernier est de 800 000 €. Je tente ma chance et... BINGO !!!

Non, calmez vous, je n'ai malheureusement pas gagné le jack pot du premier rang mais tout de même son plus jeune petit frère, ce qui me permet de boucler mon année de gamble break even.

Cette année ma pratique du poker fut calme, mais comme vous avez pu le lire, il y a quand même eu un peu d'actions et ça m'a fait plaisir d'en faire la synthèse ici même. Rendez-vous l'an prochain pour de nouvelles aventures.

Sur ces bonnes paroles, bonnes fêtes de fin d'année et @bientôt.

samedi 22 décembre 2012

La "retro" 2012

Depuis début décembre, je rejoue à nouveau assez régulièrement au poker le soir lorsque ma fille (8 mois hier) est couchée. Mon terrain d'expression du moment le "online" évidement et plus précisément le site Winamax.fr pour des sessions de MTT en 5/10/20 €.

J'ai d'ailleurs posté un article à ce sujet début décembre. Depuis, j'ai joué d'autres sessions et je compte poursuivre dans ce mode de gamble dans les mois qui viennent.

Mon objectif 2013 est donc simple : faire fleurir autant que possible sur ce blog quelques CR de belles performances, illustrées du print écran qui va bien, à l'occasion d'une victoire, d'une place de runner-up, d'un sympathique top 3 ou d'une ou plusieurs belles TF. Le plus tôt sera le mieux, mais je me laisse tout de même un bon trimestre avant d'envisager les premières cueillettes significatives.

Avant de coucher sur la toile ce traditionnel billet de bilan annuel, j'ai tout d'abord jeté un coup d'oeil rapide au précédent et plus particulièrement à mes objectifs pour 2012. Figurez vous que je souhaitais me mettre beaucoup régulièrement à la pratique du cash game online. Cette bonne résolution aura duré moins d'un mois...

En effet, au fur et à mesure que le ventre de ma femme s'est arrondi pour finir par donner naissance à une merveilleuse petite fille en avril dernier, mes préoccupations pokéristiques n'ont cessé de fort logiquement décliner.

Quid de cette année écoulée ? Pas grand chose. Le constat est assez simple. Très peu de poker à se mettre sous la dent et qui plus est, ce fut une année vierge de toute performance notoire, donc EV - sans pour autant que ma BR en soit anéantie.

Je compte bien continuer à jouer au poker durant les mois et années qui viennent, toujours par plaisir avant toute chose et en me recentrant sur mon "coeur de métier" (au fait j'en change à partir de début janvier dans la "vraie vie") le poker de tournois sous toutes ses formes. Et oui dorénavant mêmes les MTT turbo m'intéressent !

Sur ces bonnes paroles je vous dis @ bientôt.  


samedi 3 novembre 2012

Carré magique

Mercredi soir, j'ai eu envie d'aller faire un tour en cercle pour toucher quelques jetons en "live". La dernière fois c'était il y a près de 4 mois. J'ai donc mis le cap direction le Cercle Cadet (Paris) au terme d'une petite semaine de boulot de 3 jours pour cause de pause  halloweenesque.

Nous sommes mercredi mais veille de jour férié et ce soir à 21 h 00, un tournoi à 100 € est proposé. Il s'agit d'un tournoi "bounty" avec des primes de 30 € ou 100 € (si VIP) par kill durant le tournoi. J'ai bien envie de le faire, mais en même temps, je ne suis pas sur de tenir physiquement en cas de long run. Actuellement, mes paupières sont lourdes dès 22 h 15 alors penser tenir jusqu'à 6 heures du matin en cas de TF est une douce utopie.

En même temps, je suis en forme et j'ai bien envie d'en profiter un peu. Je décide de débuter par un peu de cash game et voir si l'envie se matérialise à l'heure du tournoi.

Il est donc un peu plus de 19 h 00 quand je débute ma session "live" en 2/2 avec 50 BB (100 €) devant moi. Aucune attente, je m'installe directement idéalement placé au siège 5 d'une table. L'ambiance a l'air bonne, presque bon enfant. Ma première impression se confirme au bout d'une vingtaine de minutes.

Niveau poker en revanche, c'est vraiment très moyen. Il n'y a qu'un seul joueur bien cavé, enfin pas énorme non plus, il doit avoir dans les 550 € devant lui. Il semble compétent et j'ai la position sur lui. Pour le reste, beaucoup de short stack. Avec mes 50 BB, je suis "deep".

Les move observés sont basiques. La plus part du temps on voit des 3bet AIPF pour 20 à 40 BB (ils sont souvent call). Quelques zozos manient également le fishien limp re-raise à (petite) boite avec des mains spéculatives. Certains chattent, ce qui permet d'engager quelques échanges entre les joueurs sous couverts de fausses amabilités.

Bref, pas de quoi se faire des noeuds au cerveau...

Je vais pratiquer durant cette session un jeu TAG standard. Ma cave connaîtra très peu d'amplitude. Je recevrais les AS qui seront respectés PF après un 3bet bien calibré (pas à boite).

20 h 45, le tournoi commence dans un 1/4 d'heure et je ne suis pas inscrit. L'envie n'est pas venu et j'opte plutôt sur le fait de continuer ma session de cash avant de prendre congés tranquillement. Il n'y a pas une grande agitation ce soir. Je suis un peu surpris car je pensais que justement un soir de veille de fête aurait attiré plus de monde. Il n'en ai rien.

C'est alors que notre table composée de 9 joueurs tombe à 4. Certains partent manger un morceau en laissant leurs caves (deux joueurs à ma droite). D'autres se renseignent sur le tournoi. Du coup, il y a un léger flottement et le croupier interrompt de dealer quelques minutes.

C'est alors que deux loustics prennent places. Ils sont à ma gauche. Les deux ont dans les yeux un vide intersidéral qui laisse présager un sens tactique des plus affiné.

Je vais me joindre à eux assez vite lors de la première main dans laquelle ils sont impliqués.

Le premier loustic que je nommerai "Edouardo" limp en EP. Il est 30 BB deep. Son voisin immédiat que je nommerai "Kevin" relance alors à 14 € (7 BB), il est 50 BB deep. De SB avec une paire de 10, la fameuse TT, je décide de call, tout en pensant que si "Edouardo" move AI, je call dans 100 % des cas et si "Kevin" en fait de même, je réfléchirai alors quelques instants pour vraisemblablement trouver un call PF. Il n'en est rien puisque Edouardo se contente de call.

FLOP : Q T T (+FD). Boom, un carré floppé pour "El Chatardo Pedro" !

Il y a 2 trèfles et l'espace d'un instant, je songe au bad beat jackpot du Cercle (je n'en connais pas le montant mais ça vaut surement le coup - plusieurs milliers d'euros). Le cahier des charges est remplis de mon côté avec un carré avec une paire en mains. Si un des deux zozos a en mains J9s à trèfle pour un tirage quinte flush qui rentre. Bingo !

Bon, calme toi Pedro ce type de scenario n'arrive que la semaine des "4 jeudis". Ca serait déjà bien de rentabiliser. Commençons par un check au flop OOP. "Edouardo" check aussi et "Kevin" CB à 16 €. Je call et "Edouardo" aussi. Je note qu'il vient de poser 50 % de sa cave de CS. Ca sent bon !

Turn : un brique.

Re-check pour bibi. "Edouardo" fait de même et là "Kevin" voit du bois (ou plutôt "valiou" dans sa tête). Il balance sa boite pour 70 euros avec KQo (TP même pas top kiker) que je m'empresse de payer et "Edouardo" se gratte la tête mais puis fold, nous offrant par la même occasion 30 €.

River : une brique.

Je retourne mon carré magique à la probabilité plus qu'incertaine et "Kevin" se lève furibard. Easy poker !

Sur ces bonnes paroles, je vous dis @ bientôt.      

  
               

mercredi 14 mars 2012

91éme sur 318 du "K-DAY Spécial 1 an de Mypok.fr" au Cercle Cadet (BI 400 €)


13 h 15 samedi 10 mars 2012, à peine rentré de la superette locale scéenne au pas de course, qu'il me faut mettre le cap en direction du Cercle Cadet afin de prendre part à 14 h 30 au "400" mensuel de cet établissement.

RER et métro me permettront d'arriver à bon port en une petite quarantaine de minutes. Je passerai la demi heure qui précèdera le tournoi au bar tabac de l'angle de la rue Cadet devant un petit café noir au comptoir, puis à l'air libre à flâner dans ce quartier très vivant et agréable.

14 h 25, il est temps de rentrer dans le cercle afin de prendre part à ce tournoi. L'accès, malgré la foule, est extrêmement bien géré et j'arrive à ma table facilement. Je serai assis à la table 19, siège 7 au premier étage.

Les 60 000 € garantis au niveau du prize pool vont être largement dépassé, puisque 318 gamblers seront finalement sur la ligne de départ ce qui portera la cagnotte de ce tournoi à 114 480 €. C'est manifestement une belle réussite pour les organisateurs.

Il y aura 31 places payées allant de 800 € pour le 31éme à 25 750 € + un ticket à 1 650 € (Unibet Poker Open Paris) pour le vainqueur. A noter que tous les participants à la TF à 9 se verront récompensés d'un ticket UPO Paris.

Le field est composé de qualifiés online via la room MyPok.fr qui fête par la même occasion ses un an d'existence, de qualifiés live (dont le narrateur de ce billet) et d'une floppé de joueurs parisiens dont les plus chevronnés sont excusez du peu : David BENYAMINE him self (le "meilleur joueur français du monde" dixit Benjamin Gallen), Jean Paul PASQUALINI (6éme à la French All Time Money list et vainqueur du ME du Partouche Poker Tour Saison 2), Stéphane BAZIN ou encore Nicolas BABEL (38éme au ME des WSOP 2010), pour ne citer qu'eux.

Bref, il y a vraiment de quoi passer un excellent week-end poker. En effet, ce tournoi est scindé en deux jours avec un DAY 1 marathon comprenant 16 niveaux de 40 minutes. Logiquement, et ce sera le cas, il ne devrait rester qu'une petite cinquantaine de joueurs en DAY 2 pour tenter d'accéder aux 31 places payées, puis à la TF et enfin à la victoire.

Le titre de mon article énonçant mon classement final à ce tournoi ne laisse nulle place à une lecture hitchkockienne de ce billet en mode "Pedro a-t-il décroché la timballe ?". Il faut dire que ce dernier a été particulièrement difficile. Non pas à cause de l'adversité rencontrée, ni de l'enjeux ou encore du contexte, mais tout simplement car j'ai du faire face à un désert de cartes quasi permanant durant tout mon tournoi. Conséquence, le "card deadisme" est une situation inextricable qui ne permet pas de perforer un tel field.

La structure lente et une sélection méticuleuse des maigres spots qui se sont offerts (façon de parler) à moi, m'ont tout de même permis de mener ma barque dans le premier 1/3 du classement (top 28,61 % pour être précis). Ca ne sert pas à grand chose puisque les places payées ne concernaient que 9,75 % du field. Mais bon, je sortirai de ce tournoi sans trop de frustration, sans regret, prêt à reporter à plus tard mes ambitions de résultats en MTT "live".

Je vais passer 7 niveaux à ma première table (table 19 siège 7) au premier étage, 2 niveaux à la table 24 siège 9, toujours au premier étage et enfin 3 niveaux à la table 31 siège 4 au deuxième étage.

Ma première table, sera assez simple à appréhender, malgré la présence de Nicolas BABEL, sur lequel j'avais la position. Je ne disputerai qu'un coup contre lui au niveau 3 (75/150), muni de ma seule prémium de l'après midi KK.

Le coup : Il raise en EP à 400, je 3bet à 1 200, il me demande combien je joue derrière puis call. Un flop hauteur dame, mais monocolore à cœur nous est servi. Je possède le roi de coeur. Nous checkons tous les 2. Un roi apparait à la turn m'offert une amélioration en brelan. Nouveau check des 2 joueurs. A la réflexion, j'aurai du bet ici, mais ça reste marginal. River, une brique, il check une troisième fois, synonyme d'abandon, je bet 1,5 K et il fold. Je montre ma main, histoire d'assoir mon image de serrure.

Le coup est anecdotique. Mais le fait d'avoir montré ma main entraina une confidence de mon voisin de gauche. Il avait peu de jetons (5 K environs - 1/3 par rapport à la cave de départ de 15 K, mais tout de même encore 33 BB)°et m'avoua avoir foldé A5s à coeur, soit une couleur max floppée s'il était rentré dans le coup. Etant donné qu'il n'y a pas eu de doublante à la river, j'aurai pris cher s'il s'était invité au bal. D'ou l'utilité, une nouvelle fois démontrée de ne pas slowplayer ses prémium, en particulier en début de MTT.

Ensuite, un card deadisme aigu m'empêche d'envisager quoi que ce soit. Qu'aurai je pu faire pour remédier à cela. Me level en bluff sur certains spots ? Bof bof...

Je pense, pour en avoir parlé à la dernier pause de ma journée avec Ronan "Roroflush" MONTFORT que dans ce type de MTT le jeu LAG avec option bluff n'est pas la voie du succès. Le field est tout de même suffisamment faible pour espérer bénéficier de livraisons ponctuelle, si on touche un minimum ou si on choisi bien ses spots sans trop subir la variance.

Ma première table a été malheureusement un peu trop molle niveau rythme de gamble avec des joueurs, moi y compris, un peu trop nits. Ce n'est pas vraiment bon signe lorsqu'on doit monter des jetons dans un MTT au field supérieur à 100 joueurs.

L'ambiance était malgré tout très bonne à la table ou j'ai retrouvé outre "NickBab", le short stack aux 2 antes de mon sat de jeudi, un autre qualifié de ce même tournoi, un jeune shark new school au rigolo (physique enveloppé, petite lunette à la Audrey Poulvard pour homme, casquette bleu Bilionnaire Boys Club), un quinqua en costard aussi cheveulu qu'Alain Juppé et Coralie NAUDER une reg belge au style très colorée (euphémisme), extrêmement bavarde à table, mais malgré tout sympa.

Bref, même si j'ai retourné "vélo" sur "vélo", j'ai tout de même passé un bon moment à cette table. Je n'ai pas joué que KK, mais les autres coups n'ont que peu d'intérêt.

J'arriverai à ma seconde table au milieu du niveau 7 (300/600) et je doublerai mon stack de 10/12 BB dès la 3éme main à cette table avec AQs, généreusement call AIPF par le détenteur d'un curieux KTo qui avait open en EP et qui voulu gamble avec son stack de 25 BB. Pas d'horreur pour ce premier coup engageant mon MTT.

Rien de spécial à signaler à cette table, si ce n'est une ambiance un poil plus tendu et un peu de trash talk de ci de là. Mais rien de méchant non plus au demeurant. Il y avait de "connu" le vainqueur de la LMDB n°1, Guilhem DELPORTE. je le connais juste de nom et je n'avais pas suivi cette émission de télé-réalité poker d'il y a 1 à 2 ans. Mais bon, certains ne se privait pas à la table pour le chambrer. Mais ça restait tout à fait bisounours comme tentative de déstabilisation.

Grace à ce DU je vais joindre le "diner break" à la fin du niveau 8 (400/800) avec un tapis mega deep de 13 BB, en "zone de confort" pour un short stackeur comme on dit.

Je vais passer la pause diner à la pizzeria du coin (rue du Faubourg Montmartre) en bonne compagnie avec Fred "D8" Brunet que je n'avais pas croisé IRL depuis notre rencontre dublinoise de février 2010. Deux autres connaissance de Fred (Karim "Debuquet" et Florian "ChiliFlo") partage notre tablée.

Je vais passer une partie du 9éme niveau (500/1000) à ma seconde table avant de migrer à l'étage supérieur à la table 31,siège 4 où je vais rejoindre Florian "ChiliFlo", siège 2 à cette même table et surtout, un joueur que je respecte particulièrement : Monsieur PASQUALINI, Jean Paul de son prénom et "El Korsico" de son pseudo. Des années de pratiques du poker dans les parties high stake live de Marseille et d'ailleurs et aussi un solide palmarès "live" le plaçant tout simplement à la 6éme place des plus gros gagnant français en MTT "live" avec plus de 2,5 millons de dollars de gains en carrière.

L'apparition des antes au niveau 10 (650/1300-50) et le changement de rythme qui s'en suit, quand on a le tapis pour, c'était le cas pour "El Korsiko", ne rendit l'observation que plus enrichissante.

De mon côté, la situation était toujours précaire, mais je faisais preuve de patience et je me disais que ce n'était finalement pas très grave. Je prenais mon mal en patience. C'est une situation qu'il faut savoir gérer dans ce type de MTT. Mieux, je me persuadais que si j'arrivais à enfin décoller de la zone des 6-20 BB, je me servirai de cette période de vache maigre pour être mentalement parlant "in the zone" pour la suite de mon tournoi, prêt pour pratiquer un autre type de poker.

Malheureusement pour moi, les 82o et autre 73o m'étaient servis continuellement et je ne pouvais rien envisager.

Tombé à 7 BB UTG (9 100 chips aux blinds 650/13000-50), je me suis alors décidé à pousser mon tapis "in the dark" où quasiment en ne retournant lors de ce coup qu'une carte qui fut un roi, sans regarder la seconde.

Pousser ici "ITD" est EV+ car il faut absolument tenter de DU, patienter n'a plus de sens à 120 left. Les cartes avec lesquels ont tente ce coup importe peu, voir pas du tout. "PEDRO IS ALL IN" !!!

C'est alors que se produisit un fait de gamble assez marrant. Fodl, fold, fold et là "El Korsico" au siège 1, surement trop occupé avec ses deux téléphones portables qu'il tripatouillait régulièrement, commis un petite boulette il ne fit pas attention que j'avais envoyé mon tapis et avait placé un jetons de 5 K devant lui en annonçant relance 2,7 K. le croupier lui fit remarquer que ce n'était pas possible car un joueur avait déjà ouvert à tapis, en l'occurrence "bibi".

La situation m'a fait marré et durant le flou artistique qui suivi j'en ai profité pour regarder ma seconde carte. Il s'agissait d'un magnifique 4. K4o, bon allez on va s'en contenter face à "El Korsiko" qui bien évidement ne foldera pas ici. Il s'interrogeait juste sur l'action à mener à savoir. Sa relance est elle bloqué ou pouvait il relancer au delà du montant de mon tapis. Il demanda, dans la bonne humeur, l'intervention du TD qui lui indiqua qu'il pouvait soit abandonner ses 2,7 K déjà engagés (hors sujet vu son tapis correct sans être hyper deep), soit juste payé à hauteur de mon tapis, soit relancer à convenance.

Durant ce temps mort, j'en profita pour lui glisser que de mon côté, je n'avais pas regarder mes cartes avant d'envoyer mon tapis, ce qui était une demi-vérité, comme très souvent à une table de poker.

Le TD était un peu tendu en énonçant le règlement à appliquer, surement en raison de la présence et de l'interpellation de son interlocuteur de prestige. Impliqué dans le coup, je lui glissa qu'il pouvait se détendre, il n'avait pas été appelé pour un litige entre joueur, mais pour un simple éclaircissement du règlement.

JPP "El Korsico" se décida finalement a just call ma boîte et les autres joueurs nous laissèrent en HU. Show down : Pedro K4o et "El Korsico" 97s. Un board x x x x x me permis de DU (et même un peu plus) en évitant le hitage de "renard renard quinte ou couleur" du Corse à la river.

Résultat : "Pedro wins the pot with King high !!! Sick !!!"

Ce move me permis de survivre, je poussa ensuite une novelle fois ma boîte en 3bet AIPF avec JJ et 12 BB de stack, obtenant un fold de l'open raiser en EP. Back (pas tout à fait) in the business.

Malheureusement, le 12éme niveau (1K/2K-ante 100) me fut fatal quand retombé à 8 BB de stack, je pris un spot de push en LP avec Ax (A8o pour être précis) et fut double call par le BU et la SB possédant respectivement AQo et AKo. Pas de 8 providentiel sur le board me permettant de triple up et je fus donc busto 91éme de ce beau (et à refaire) tournoi.

Pour information voici le résultat final du tournoi remporté (surement dimanche tard dans la soirée) par Jean Paul PASQUALINI. VGG à lui. Comme quoi, en poker de tournoi, il faut évidement de la réussite pour gagner mais l'edge compte aussi.

Cadeau bonus : une petite vidéo signé "Cercle Cadet" en mode "Paris dernière".

Prochain rendez-vous avec le poker "live" en ce qui me concerne dès la fin du mois, à l'occasion "SPRING", un tournoi en terre arverne au BI de 183 € organisé par la Casino de Royat (Puy-de-Dôme - Auvergne - France), du compétent et sympathique Aurélien BOYER.

Sur ces bonnes paroles, je vous dis@ bientôt.

samedi 10 mars 2012

Victoire en SATELLITE LIVE « 400 € - 60 K € garantis - Cercle Cadet (Paris)" (BI 100 €)


Jeudi soir à 21 h 00, j'ai participé à un tournoi satellite "live" au Cercle Cadet dans lequel je me rendais pour la première fois. Enfin presque...

En effet, dans le courant du mois de février, j'avais déjà mis le cap en direction de cet établissement un samedi après midi avec comme objectif de faire une petite session de cash game "live" en 2/2. J'avais envie de découvrir ce lieu de gamble parisien à la cotisation annuelle modique (30 €) et duquel j'avais lu ou entendu de bonnes choses. Sauf qu'arrivant à destination, l'accès me fut momentanément refusé en raison d'un bug informatique ne permettant pas aux "nouveaux arrivants" de pénétrer dans la "game arena". Je pris alors mon mal en patience et fit un tour du quartier pendant une grosse demi-heure, le temps que le bug soit résolu. Sauf qu'en revenant devant l'établissement, les gros bras filtreurs disaient la même chose aux "nouveaux arrivants" avec en prime une incertitude sur le bon fonctionnement du chauffage. Ne voulant pas poiroté plus longtemps, je pris la décision de revenir un autre jour et ce fut donc avant hier.

Sorti du boulot à 18 h 00, je n'ai connu cette fois aucune déconvenue matérielle et à 18 h 52 j'étais membre du Cercle et inscrit au tournoi du soir de 21 h 00, un satellite pour le beau MTT de ce week-end (le "400" mensuel du cercle spécial anniversaire des 1 ans du la room online Mypok.fr).

Au programme, 8 K chips de stack, début des blinds à 25/50, des rounds de 25 minutes durant les 6 premiers niveaux, puis 20 minutes ensuite, des pauses programmées tous les 3 rounds et des antes apparaissant dès le 4ème round. 51 joueurs sur la ligne de départ pour 15 tickets garantis. A noter un overlay de 900 € soit 2,25 ticket.

Dans ce type de MTT, la tactique de la barre de fer est très souvent le bon chemin vers la qualification. J'enclenche donc ce mode de gambe d'autant plus que la structure est rapide. Illustration : le traditionnel round 3 à 75/150 est remplacé par le 100/200 directement. Un peu plus tard dans le MTT, on passe de 400/800 ante 200 à 600/1200 ante 200, exit le palier à 500/1000.

Je vais donc gérer ma barque tranquillement et sérieusement durant ce MTT.

Ma première main jouée au round 1, un A5s en MP, me rapporta 1 375 chips. J'open à 150 et je suis min 3bet par mon voisin. HU sur un flop A x x (avec mon FD max). Je CB OOP à 400, il call. Turn : brique pas d'action. River brique : je check call sa mise à 600 et remporte le coup face à un paire de 7 servie.

Ensuite ? Rien je reçois de belles bouzes et je fold tranquillement. Quelques PP me font voir des flop mais je ne touche pas mon set et reste sage. Sur une main en particulier, j'open un paire de 4 et mon voisin de gauche flat avec KK, du coup un autre joueur s'invite pour voir le flop qui tombe 3 T 7. KK remportera le coup à la river face à JT qui a payé une mise au flop et à la river et je ne peux m'empêcher de relever qu'on board 4 T 7 aurait parfaitement embarqué le slowplayeur de KK.

La structure commence alors à rattraper les joueurs. Le curseur de mon jeu short stack est placé dans la zone des 5-6 BB. Je tombe dans cette zone à 30 left aux blinds 300/600 ante 50 et je pousse AIPF avec A8s. Je suis call par la BB qui possède 99 et un bon stack et je hit un AS à la turn pour DU. Je vais ensuite éliminé un short avec QQ vs. A5o.

A la dernière pause avant la route vers les tickets, je suis donc juste en dessous de l'average stack, mais ce dernier comporte très peu de BB de profondeur. Rien n'est donc acquis d'autant que la structure va devenir carrément boucherie au moment de la bulle.

A 3-4 places de la bulle mon stack est alors tombé dans la zone rouge 5-6 BB. Je n'ai pas pris le spot pour DU à ce moment là, car quelques gamblers ont fait le ménage en mode bad beat pour leurs opposants bien pourvus en stack et nous nous sommes assez vite retrouvé à la bulle, main par main à 16 left.

J'étais ultra short, mais un autre joueur à la table d'à côté était dans la même situation. L'ambiance était bonne et pas trop tendu et mon collègue ultra short lancé à la cantonnade "allez messieurs on rajoute 25 € chacun et tous le monde à la ticket". Il l'a dit de nombreuse fois et évidement ce deal était refusé.

Je vais donc décidé de me laisser mourrir et manque de chance mon adversaire usant de la même tactique avait 2 ante d'avance sur moi.

De BB à 1800 chips de stack aux blinds 1K/2K ante 300, je vais réussir l'impensable : survivre à cette mian avec Q9o.

En fait, je pense que la tchtache de mon adversaire shor stack a joué en ma faveur. En effet, ce facteur combiné à la structure a fait que au lieu de call ma BB et de check jusque à la river poru augmenter considérablement les chances de m'éliminé, tous les joueurs de ma table foldère et je me suis alors retrouvé en HU avec la SB. Il avait A4o et je réussi à DU (même un peu plus) ma 0.9 BB en hitant un 9 sur le board.

A la table, le coup d'après, mon adversaire short stack fit de même en quadruplant même face à 4 limpers !!!

OK, je vais alors push au BU avec KQs et 2,5 BB profondeur, payé any 2 par les blinds, mais je vais moi aussi triple up.

Résultat des course, j'étais revenu à 8 BB de stack (wahou super deep) au moment ou un jeune pas trop pourvu en stack se fit craquer les AS contre 85o d'un gros stack au style assez funky (il avait déjà fait du sale pour en arriver là) sur un board K 8 5 x x, sick !!!

Ticket en poche, je m'en suis alors retourné chez moi en taxi à près de 2 heures du matin. La suite aujourd'hui et je l'espère demain pour ce fameux "400" de Cadet.

Sur ces bonnes paroles, je vous dis à bientôt.